Après le lien en amitié
Il arrive que l'amitié se défasse sans bruit. Parfois, il suffit d'un déséquilibre pour que le socle vacille.
Des liens que l'on croyait indestructibles deviennent, soudain, une source de douleur
pour celui ou celle qui traverse l'épreuve. Une rupture s'installe parfois sans explication, presque sans éclat. C'est alors que le besoin d'amitié se fait le plus vif.
Et que le sentiment d'abandon surgit. Brutal. Commence un deuil d'amitié, long, silencieux, intime.
Un deuil que l'on traverse seul, dans une douleur que peu comprennent.
Mais si l'on accepte de le traverser, quelque chose se dégage au bout du chemin : une liberté inattendue.
Une manière nouvelle de vivre, sans dépendre de ce qui ne tenait plus.
Ce n'est pas une victoire. C'est une émancipation. Peut-être parce que ce qui donne à l'amitié sa véritable profondeur tient à une vertu discrète : la constance en amitié.